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Publié : 28 avril 2020

Club CDI : rencontre avec Florence THINARD le 12 mars 2020

Au cours de cette rencontre avec Florence Thinard, il a été question du roman "Le gang des vieux schnocks" bien sûr. De nombreuses questions ont été posées : comment devenir écrivain ? Ecrire des articles, des documentaires, des romans : en quoi est-ce différent ? Au club CDI, on avait lu aussi sa nouvelle, "Noir destin pour plastique blanc" publiée dans le recueil "Nouvelles vertes". Alors, il a été question de préservation de la planète, de réchauffement climatique. et les élèves ont pu présenter leurs articles ou affiches sur ces sujets à Florence Thinard qui, avant d’être écrivain, avait été journaliste !
Rencontres en images...

L’interview de Florence Thinard
par les élèves du CLUB CDI – 12 mars 2020

Rapportée par Louise et Lucile

1.Comment vous est venue l’envie d’écrire ?
- Essentiellement en lisant, je lisais des tas de choses différentes, et je trouvais que c’était une chance formidable de pouvoir vivre dans plusieurs univers à travers la lecture. Quand je lis un livre, il m’accompagne au cours de ma journée, je me demande ce qu’il se passera ensuite. J’ai d’abord écrit pour un journal, puis des documentaires mais je m’en suis ensuite détachée pour écrire de la fiction et m’amuser.
2. Et comment avez vous pu devenir écrivain ?
- Avant je travaillais pour un journal. Un peu comme votre Mon Quotidien mais c’était un hebdomadaire et avec des sujets plus variés… Et un jour, on m’a proposé d’écrire un documentaire sur la guerre alors j’ai tout de suite saisi l’occasion et j’ai écrit ce livre. Puis petit à petit, j’ai abandonné les articles de journaux pour pouvoir me consacrer uniquement aux livres.
3. Qu’est-ce qui vous a fait passer des romans aux documentaires ?
- Alors c’est l’inverse : j’ai commencé par les documentaires. Une fois, j’ai écrit un documentaire sur la guerre dans le monde : ce travail m’a beaucoup attristée, parfois même, je pleurais en l’écrivant. Les sujets qu’on me donnait étaient tristes, j’ai donc eu envie de changer et je me suis mise à écrire des romans dont les sujets me plaisaient plus.
4. Avez vous toujours su que vous deviendriez écrivain ?
- En fait pas vraiment. J’ai su que je voulais devenir écrivain par un déclic. C’était en rentrant de vacances, ma fille était sur la banquette arrière et je me souviens qu’elle rigolait comme une baleine à cause du livre qu’elle était en train de lire.
Ça m’a plu de la voir comme ça et ça m’a donné envie de faire rire les jeunes moi aussi, après les avoir fait pleurer. J’ai voulu me détacher des documentaires sérieux pour m’amuser à écrire des romans qui peuvent faire rire.
5.Pourquoi avoir parlé des personnes âgées et de leur relation avec les jeunes dans Le gang des vieux schnocks ?
- Je côtoie beaucoup de personnes âgées, et je m’en suis servie. J’avais peur au début car je ne savais pas si ces héros allaient parler aux jeunes lecteurs, mais finalement vous avez bien réagi !
6. Pour quelle raison avez-vous choisie de faire parler Papi Ferraille avec un accent espagnol ?
- J’ ai un voisin qui a cet accent et quand il me parle j’ai parfois du mal à comprendre , un jour il m’a fait beaucoup rire en me disant qu’il avait été « chieur de lonc » il m’avait fallu un petit temps pour comprendre qu’ il « sciait des troncs ». Je me suis inspiré de lui pou r créer le personnage d’alphonso qui porte son nom.
7. Le gang des vieux schnocks est un livre jeunesse. Allez-vous écrire des romans pour adultes ?
- J’ai déjà écrit des documentaires pour adultes, mais pas des romans.
8.Choisissez-vous la couverture de vos livres ?
- En fait, quand on écrit un livre on a rarement le choix de la couverture car c’est le travail de l’éditeur. Une fois, on m’avait dit qu’il y aurait une illustration d’un illustrateur que j’aimais particulièrement sur mon livre mais quelques jours avant l’impression on m’a recontactée pour m’informer que ce serait une photo de poupée. J’étais vraiment déçue. (il s’agit du roman Une gauloise dans le garage à vélo)
9. Quel est le livre que vous avez préféré écrire ?
-  On m’ a déjà posé cette question et j’ai souvent du mal à y répondre car chaque roman que j’ai écrit représente quelque chose de différent pour moi. Mais je dirais qu’il y a un livre qui m’a particulièrement plu d’écrire, c’est Mesdemoiselles de la vengeance. Dans ce livre, j’ai écrit avec un style ancien et pourtant cela m’est venu assez naturellement ; je pense que c’est grâce à tous les romans et les livres qui se déroulent dans le passé et que j’avais lus dans ma jeunesse. 

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